Un autre regard sur les zoo

Voilà un ouvrage jeunesse très intéressant, édité chez « les points sur les i » par l’association Code Animal.

Cette association se bat principalement pour les animaux sauvages captifs des zoos et des cirques. Dans ce livre, les illustrations (vraiment très chouettes et de style différent) et photos ont la part belle et devraient séduire sans peine les plus jeunes. On y trouve également un quizz à la fin. Les textes ne sont pas moralisateurs, ils expliquent, ils interrogent et le jeune lecteur peut se mettre dans la peau d’un chimpanzé ou d’un ours pour se poser les bonnes questions : l’animal que je vois dans cette cage ou dans cet enclos est-il heureux ? A-t-il sa place ici ?

En plus d’exemples concrets (comme les éléphantes récemment atteintes de la tuberculose, ou Knut l’ours polaire vedette du zoo de Berlin), les auteurs démontent les arguments des propriétaires des zoos et incitent à la réflexion.

Car il faut bien le dire, il n’y a aucun intérêt pédagogique à regarder un animal évoluant dans un milieu artificiel parce que son comportement en sera nécessairement modifié, parce que la captivité imposée à des animaux sauvages est un non-sens, parce que les dessous de la gestion d’un zoo mériteraient d’être connues (savez-vous ce que l’on fait des animaux en surnombre ?), parce que la conservation des espèces dans des parcs, que le grand public confond souvent avec des mesures de sauvetage ou de protection, ne rime à rien si les milieux naturels continuent à disparaître à ce rythme, et enfin, parce voir un animal dans un zoo, ou pire, comme cela est la mode, assister à un spectacle (otaries, dauphins…) ou au nourrissage des animaux ne s’apparente qu’à une vulgaire opération commerciale. Je suis consommateur, j’ai payé mon entrée au zoo, je veux voir des bêtes sauvages, qu’importent les conditions. L’animal captif devenu produit de consommation sous prétexte de le sauver !

De quoi interpeller non seulement les enfants mais aussi les parents. Bref, à acheter, lire et prêter. Sans modération.

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Catégories : Lire pour agir | 3 Commentaires

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3 réflexions sur “Un autre regard sur les zoo

  1. keisha41

    Tu sais que j’habite à 20 km des fameux pandas prêtés par la Chine et super choyés pour qu’ils se reproduisent? (ce n’est d’ailleurs pas gagné). Je ne les ai pas vus. Je ne veux plus d’animaux dans un cirque, pour les zoos « nouvelle mouture », avec espace, si c’est pour préserver l’existence/survie de l’espèce (en attendant qu’on ne les chasse plus sur leurs terres d’origine) , pourquoi pas, pour un temps, Quoiqu’un animal en zoo ne peut plus se réadapter à la vie sauvage. Que faire? Interdire la chasse.
    Et j’ai encore râlé ce matin en voyant un hérisson écrasé dans ma rue car je sais qu’on peut les éviter (moi je le fais!! il suffit de rouler à vitesse normale et de ne pas les écraser exprès)

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    • Je me suis posée souvent la même question, j’ai parlé avec des naturalistes, visité des zoos et parcs. Ma conclusion – que je ne suis pas seule à partager, heureusement – est la suivante : il ne sert à rien en effet de maintenir des animaux sauvages en captivité, excepté dans les centres de réhabilitation qui relâchent les animaux capturés ou soignés. Le combat doit être mené ailleurs, dans la préservation des habitats sauvages, une sévère limitation de la chasse en certains pays, interdiction totale dans d’autres, et là seulement on pourra sauver la faune sauvage. A quoi cela sert-il de faire reproduire les pandas si dans le même temps, la forêt de bambous disparait ? Le même problème s’applique à toute espèce, et plus l’animal est grand (comme l’éléphant), plus cela devient urgent. La volonté politique doit s’appliquer dans ce cadre, pas dans les projets de zoos fumeux… Tu as entendu parler de celui d’Amnéville ? C’est à vomir…
      Quant aux hérissons, ils se font écraser dans mon coin aussi. Hier c’était une salamandre…

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  2. keisha41

    Amnéville? Non…
    Pour avoir vu des girafes et des éléphants in situ (et par hasard, même pas dans un parc ) je te dis que c’est grandiose d’avoir ces bêtes là vivant à leur guise, dans l’espace qu’elles choisissent.
    Les amateurs d’animaux peuvent se contenter de ceux près de chez eux, un écureuil fait ma joie, un chat ou un oiseau aussi (tiens, je n’ai pas vu les grues descendre, cette année. cela me manque) Un crapaud aussi m’intéresse.

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