Des auxiliaires dans mon jardin (édition Terre Vivante)

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Il y a un certain nombre de livres qui traitent de la biodiversité au jardin, en incluant bien sûr, ces fameux auxiliaires. Ici, seuls ces derniers sont à l’honneur, du plus petit insecte au hérisson en passant par l’orvet ou la grenouille.

Ce qui m’a plu, c’est d’y trouver des informations qui sont rapidement survolées dans d’autres ouvrages, notamment sur les arthropodes, car la majorité de ces bestioles me sont inconnues ! On ne soupçonne pas la grande diversité des amis du jardin. Ils sont bien plus nombreux que les hôtes indésirables.

L’autre mérite de ce guide, c’est d’avoir opté pour des méthodes douces et pacifiques : on ne vous conseillera pas de noyer des limaces ou de tuer des campagnols, le respect à toute créature vivante prime. On capture et on relâche très loin, voilà l’une des solutions. Autre information à méditer, les rares produits utilisés en bio peuvent être tout de même nocifs, comme la bouillie bordelaise. Moralité du livre : le jardinier ne doit quasiment pas intervenir.

Vous allez me dire, c’est bien joli, mais que faire quand on subit une attaque en règle ?  C’est arrivé à l’un de mes cerisiers, l’année dernière, pris d’assaut par les pucerons. J’ai traité, trop tardivement, au purin d’ortie, recette miracle qui a fonctionné avec d’autres végétaux. Or donc, en lisant ce livre, je me dis que cette invasion de pucerons est révélatrice d’un déséquilibre dans mon jardin. A moi de trouver ce qui cloche.

C’est comme avec les campagnols. J’aimerai bien que la belette ou le renard viennent chasser sur le pré et dans mon potager, mais pas facile d’inviter des bêtes qui sont pourchassées presque toute l’année par des fous furieux armés de fusils ! Heureusement, les rapaces aussi peuvent m’aider à limiter la présence des campagnols. La chouette et la buses sont présentes chez moi. Du côté des mammifères, pour favoriser leur présence, j’ai le projet de replanter une haie séparant mes deux parcelles. Elles ont été rasées il y a une une vingtaine d’années par le précédent propriétaire. Quelle stupidité !

Les dernières pages du livre sont dédiées aux moyens d’attirer les auxiliaires au jardin. Construire des abris, des nichoirs, des abris pour insectes, planter les fleurs et végétaux qui attireront les pollinisateurs ou prédateurs, favoriser un coin de friche, ne rien ratisser en automne, pailler un maximum, planter une haie naturelle (bannissez les espèces exotiques), laisser un petit tas de pierres ou des tuiles renversées… Evidemment, le maniaque du jardin propre et ordonné se refusera à ces aménagements, mais du coup, se privera de la présence de ces alliés qui l’auraient dispensé d’utiliser des produits nocifs pour la terre et pour sa santé !

A choisir, je préfère donc suivre les conseils des deux auteurs…

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Catégories : Brèves nouvelles de mon jardin bio | 2 Commentaires

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2 réflexions sur “Des auxiliaires dans mon jardin (édition Terre Vivante)

  1. Ouh! je le note pour la bibli celui-là!

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