Périple en Auvergne, 1ère partie

Pourquoi aller si loin alors qu’on peut trouver des paysages fabuleux pas très loin de chez soi, en France ? Les vacances en septembre, avec un temps pareil, c’est une bénédiction. Pour une semaine, j’ai décidé de croire que je pouvais me trouver dans l’ouest américain, entre autres, en allant arpenter la vallée des saints à Boudes puis en marchant dans le Puy de Dôme.

Oubliez Boudes, village absolument banal et quelconque cerné par les vignes (genre de paysage domestiqué que je ne goûte guère) pour dénicher cette vallée aux faux airs de far-west, classée en ENS (espace naturel sensible) et miraculeusement préservée.

Nous avons croisé seulement 2 autres randonneurs sur le parcours (youpi !) pour cette petite mise en jambe de moins de 10 km.

vallée des saints

Je recopie ici un résumé du CEN Auvergne :

Les formations géologiques visibles dans la vallée des Saints correspondent à des dépôts sédimentaires de la fin de l’ère tertiaire, dont les affleurements sont les plus importants d’Auvergne. Les roches formées au cours du temps, érodées par l’eau et le vent, dessinent dans le paysage des figures minérales éphémères à l’échelle géologique : les cheminées de fées. L’évolution naturelle conduira à la disparition de ces formations. Ces dépôts d’argiles mélangés à des grès et des sols rouges durcis sont recouverts de couches de sédiments lacustres ou fluviatiles plus récents. La couleur des roches est donnée par les minéraux qu’elles contiennent, après avoir subi divers degrés d’oxydation ou d’altération. Les minéraux argileux, très diversifiés, jouent un rôle important dans ces teintes : ocres rouges et mauves issus d’un mélange d’hématite (oxyde de fer) et d’argile ; ocre jaune d’un mélange de limonite (hydroxyde de fer) et d’argile. La couleur verdâtre est liée à la présence de chlorite, minéral argileux hydraté ferro-magnésien et celle du blanc-crème de la kaolinite, minéral argileux blanc.

Vallée des saints

Le sentier alterne la piste forestière et le passage en bois sur pilotis pour préserver le milieu. Un aménagement que j’apprécie car il empêche les gens d’aller divaguer dans le sous-bois. Parvenus pratiquement aux termes de cette petite rando, nous tombons sur la source romaine de Bard

source romaine

Quand cette vasque fut redécouverte, on y trouva des pièces de monnaies romaines datant entre le 1er et le 3ème siècle après JC. Bigrement ancien donc…

Ces roches ocres et rouges qui évoquent le Colorado sont dénuées du gigantisme propre au modèle américain, et les amateurs de nature trouveront davantage leur compte dans le canyon du Verdon. Il n’en reste pas moins un lieu plein de charme et de secrète beauté qui étonne et ravit, et compose l’une des nombreuses singularités du Puy de Dôme.

petite colorado

Ensuite, direction le lac Pavin dont on m’avait beaucoup parlé. J’ai eu un gros coup de coeur pour ce lac aux couleurs de lagon, d’origine volcanique et profond de 93 m !, entièrement cerné par une belle ceinture boisée composée de chênes et de hêtres, et dont on fait le tour complet en moins de 5 km.

lac Pavin

lac Pavin

sentier lac pavin

Aucune difficulté technique pour cette petite rando, mais un paysage magique et enchanteur qui procure un sentiment de sérénité…

Nous avons donc délaissé le lac Pavin et sa beauté mystérieuse pour le lac de Chambon, hélas un peu plus civilisé. Après une étape d’une nuit à Saint-Nectaire (Hôtel Mecure, joli cadre, piscine (ah, une demi-heure de dos crawlé après la marche, quel luxe !!) mais pas de menu végétarien au restaurant, il a fallu que j’insiste pour avoir un plat sans viande…), départ le lendemain matin pour le lac de Chambon. Bon, j’avoue que je n’ai photographié que la rive qui paraissait sauvage, car la partie urbanisée gâche énormément la vue, il faut bien le dire. Il s’agit également d’un ENS avec sentier sur pilotis en partie, et la rando est d’un niveau très, très facile. Le seul point qui m’a plu, c’est qu’on y accède depuis le parking de l’office de tourisme, à travers la forêt jusqu’au sommet du Tartaret. De là, on a une belle vue sur le lac.

lac Chambon vu du Tartaret

Le lac abrite une faune intéressante, et possède un charme certain grâce à sa partie non urbanisée. Mais si vous cherchez un lac sauvage, isolé et tranquille, passez votre route !

lac chambon

rivière - lac chambon

Après les lacs, une envie de puys et de volcans s’est fait sentir. Suite dans le prochain billet.

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Catégories : Je marche donc je voyage | 5 Commentaires

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5 réflexions sur “Périple en Auvergne, 1ère partie

  1. Oui, je me dis aussi, la France c’est bien. Et moins loin. Et moins cher. (ça c’est mon compte en banque qui me parle)

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    • Très honnêtement, à moins que ce ne soit pas si loin de chez toi, un petit séjour en France d’une semaine peut coûter aussi cher qu’un séjour de même durée en Italie, j’ai testé :-)) Mais c’est vrai qu’il y a plein de chouettes endroits finalement peu connus dans nos contrées…

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  2. Ça me rappelle mes 1eres vacances en Auvergne 🙂
    Je me suis aussi baladée au bord des lacs mais en revanche ta première rando me fait énormément envie ! Je note l’endroit pour une future escapade. On est passé à côté, mince !

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