Zoothérapie de José Sarica

La zoothérapie est discipline dans laquelle des scientifiques utilisent le lien entre l’humain et l’animal comme outil thérapeutique, notamment dans la cadre de maladies mentales, mais pas seulement. On sait tous, en tout cas pour ceux qui ont des animaux de compagnie, à quel point la présence d’un animal peut être primordiale au quotidien. Que l’on cohabite, comme moi, avec des chats, des chevaux ou des poules, peu importe, leurs attitudes et comportements envers moi est toujours source de réconfort. Je pense qu’ils m’apportent bien plus que ce que je suis capable de leur offrir… J’étais donc curieuse d’en savoir un peu plus en la matière, et, comme l’auteur est-lui même zoothérapeute, je me suis dit que c’était l’ouvrage idéal.

C’est donc un récit qui retrace le parcours personnel de José Sarica et de son chien, Chico, véritable aide-infirmier, jalonné d’exemples et retours d’expériences, un enfant autiste, un adulte souffrant de dépression sévère, etc.

Son point de vue est plutôt intéressant, son parcours atypique aussi, je n’ai rien à redire sur la personnalité de ce zoothérapeute. Non, ce qui m’a interpellée, c’est l’utilisation des animaux pour aider des humains. Bien que José Sarica aime indéniablement son chien, il lui demande de faire parfois des choses que le chien n’aime pas, pour aider un patient. Par exemple, Chico n’aime pas l’eau, il lui faudra pourtant un jour aller se baigner en mer pour aider une gamine en difficulté. Ce n’est pas grand-chose, rien d’outrageant, mais une fois de plus, ce qui me dérange, c’est l’utilisation de l’animal, considéré comme outil thérapeutique. Je peux comprendre et admettre que des animaux de compagnie puissent tenir ce rôle, notamment chiens et chats, de par leur proximité avec l’homme. Et encore, il ne faut pas demander grand-chose à un chat, c’est toujours lui qui décide… En revanche, j’ai été plus que sceptique sur le programme axé autour des dauphins.

José Sarica s’est notamment formé au Québec, les nord-américains étant plus avancés que les français dans cette discipline. Or, au Canada et aux USA, des programmes utilisant la présence des dauphins en captivité sont développés notamment pour travailler sur l’autisme. Et là, je suis extrêmement réticente. J’ai déjà lu des articles et même hélas, écouté des amis de retour de vacances, évoquer ces lieux touristiques où des vacanciers peuvent, l’espace d’une journée, nager avec des dauphins. A les entendre, le dauphin aime ça puisqu’il « sourit », ne mord pas et entraine joyeusement le touriste cramponné à la nageoire caudale dans une petite ronde bien sympathique… Vous m’excuserez mais si on demandait son avis au dauphin, je parierai tout ce que vous voulez qu’il préférerait s’amuser avec ses compagnons au large…. Et bien la zoothérapie appliquée à des animaux sauvages captifs, qui a pour moi les mêmes conséquences puisque le dauphin est contraint, me gêne énormément.

Enfin, dernier point, l’auteur travaille dans un cadre sécurisant pour l’animal, avec des règles à respecter, et c’est tout à son honneur. Mais j’ai en mémoire quelques expériences tentées dans des prisons ou des instituts psychiatriques où des animaux, laissés sans surveillance, sont parfois maltraités par ceux à qui ils sont censés apporter du réconfort. Donc, l’animal domestique utilisé comme outil thérapeutique devrait être traité avec précaution et respect, une règle de base à ne jamais oublier.

Voilà, j’aurai au moins appris des choses sur la zoothérapie et notamment que la plupart d’entre nous sont des M. Jourdain en puissance, on fait de la zoothérapie avec nos animaux sans le savoir !

Merci à Babelio pour ce masse critique

Publicités
Catégories : Avec ou sans pattes | 2 Commentaires

Navigation des articles

2 réflexions sur “Zoothérapie de José Sarica

  1. Tout à fait les mêmes bémols que toi a priori, surtout pour les malheureux dauphins, tellement plus heureux entre eux en mer; et puis chiens ou chats, nos familiers, ça devrait suffire, non? (ou les chevaux, allez, pourquoi pas.) Qu’on ne les oblige pas à faire ce qu’ils n’aiment pas (et tu as raison, les chats, ce sont eux qui décident!)
    Mais permettre que des animaux entrent dans certains lieux, c’est TB (ex maisons de retraite)

    J'aime

    • Si déjà dans les maisons de retraite on permettait aux résidents de garder leurs animaux de compagnie, on éviterait bien des dépressions… Et je me rappelle que dans le centre équestre où je montais quand j’étais plus jeune, le mercredi après-midi, je donnais un coup en main en promenant au pas les chevaux sur lesquels étaient juchés des jeunes souffrant de handicap mental. Au contact des chevaux, ils étaient toujours heureux, et les promenades ne fatiguaient pas les animaux. Je pense qu’il existe suffisamment de thérapies impliquant des animaux domestiques pour foutre la paix aux bêtes sauvages…

      Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

%d blogueurs aiment cette page :