Nous voulons des coquelicots !

Peut-être avez-vous lu dans la presse ou sur le web, l’appel des 100 pour l’interdiction de tous les pesticides, poétiquement appelé « nous voulons des coquelicots ». Ce mouvement dont Fabrice Nicolino est à l’origine se veut un mouvement citoyen, à l’image des marches pour le climat, s’inscrivant sur une durée de 2 ans pour faire plier les lobbies et le gouvernement qui continuent sciemment à nous empoisonner, nous, la terre, les animaux et les plantes.

J’ai décidé d’y participer, avec mes modestes moyens et de faire passer le mot, notamment sur ce blog. Merci d’avance à tous ceux et toutes celles qui nous rejoindront. La route sera longue et difficile, mais quelle noble cause, non  ?

La pétition à signer :

https://nousvoulonsdescoquelicots.org/

L’appel à volontaires :

Amis et visiteurs, attention, ceci n’est pas une pétition. Bien sûr, il vous faut signer cet Appel, qui est autant le vôtre que le nôtre, mais ce n’est qu’un tout petit début. Car l’Appel des coquelicots engage, vous engage à l’action. Nous rêvons d’un soulèvement pacifique de la société française qui seul permettra enfin de sortir du cauchemar des pesticides.

Vous le savez désormais, nous faisons fabriquer le symbole de notre aventure : un très beau coquelicot en tissu, avec un système d’attache qui permet de le porter à sa boutonnière. Vous allez l’acheter ici, massivement, mais après ? D’abord, nous cherchons des volontaires pour devenir des correspondants locaux ou régionaux de l’Appel. Ce ne sera pas du gâteau, soyons francs entre nous. Mais chaque mois que durera l’Appel – deux ans, soit 24 mois -, il y aura une récompense au bout. Le même jour et à la même heure, tous les porteurs de coquelicots se retrouveront sur les places des villes et villages où ils habitent. Pour se voir, se congratuler, s’embrasser et lancer ensemble de nouvelles actions.

On commence le vendredi 5 octobre à 18h30 et on recommencera chaque premier vendredi de chaque mois.

Au-delà,  nous espérons des milliers d’événements de toute taille et durée, individuels ou collectifs. En somme, un téléthon anti-pesticides au cours duquel les joueurs de belote d’Aurillac, les sages-femmes de Brest, les pompiers bénévoles de Lille et les véliplanchistes de Lacanau inventeront leurs propres histoires. Nous comptons beaucoup, énormément et passionnément sur l’immense énergie cachée de la société française.

Ce sont ces événements que vous allez organiser et que vous pouvez présenter ici.

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Manuel d’éco-résistance de Jean-François Noblet

Dois-je réellement présenter Jean-François Noblet ? Le gars qui a co-fondé la section Isère de la Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature (FRAPNA), a travaillé au conseil départemental de l’Isère et réalisé de belles actions (cantine bio, Interdiction des pesticides en bordure des routes, création d’une mare pédagogique dans 60 communes, et plein d’autres choses sympas) et surtout, auteur de nombreux bouquins dont celui sur la martre qui me l’a fait connaître. Noblet hein, pas la martre…

J’aime bien ses prises de position, son militantisme, et son humour. Or, dans son manuel édité chez Plume de carotte, on y retrouve tous ces ingrédients, en plus de dessins humoristiques signés Boucq ! En prime, un peu de sérieux ne fait pas de mal, Noblet nous fait un bref rappel de la législation sur chaque sujet abordé.

Comme Noblet l’écrit lui-même, il est anti-beaucoup de choses : chasse, pub, productivisme, vitesse, déchets et j’en passe. Il passe donc en revue plusieurs actions à la portée de tous, destinées à freiner voire empêcher des désagréments et destructions de la nature et les propose à la lumière de son expérience, car ce militant non violent n’est pas avare d’anecdotes et de souvenirs partagés, le tout saupoudré d’un humour bienvenu.

Alors peut-être que certains diront, quoi, être éco-résistant se limite à empêcher le passage d’une moto dans un chemin de terre ou courir après l’automobiliste qui vient de vider son cendrier par la fenêtre ? Cela peut prêter à sourire, et on peut se dire que Jean-François Noblet est un grand naïf… Mais si on réfléchit quelques minutes, pouvons-nous donner réellement des exemples de personnes qui commettent les mêmes actions autour de nous ? Nous-mêmes, que faisons-nous pour montrer qu’il existe une autre voie et que la destruction de la planète nous sera aussi fatale ? En d’autres termes, avant de vous moquer de Noblet, demandez-vous si vous iriez, vous aussi, apposer des autocollants têtes de mort sur des produits phyto en magasin ? Si vous seriez prêt à grimper sur un arbre pour empêcher son abattage ?  Est-ce vous interpellez un maire qui tolère des dépôts sauvages sur sa commune ?

Le grand mérite de ce livre c’est de montrer qu’aucune petite action n’est à rejeter, que l’on peut militer seul, avec trois fois rien mais en rigolant, et que mine de rien, afficher ainsi ses convictions demande du courage. Enfin, j’en terminerai avec ceci : M. Noblet a gagné mon respect sur deux autres points : c’est l’un des rares écolos à évoquer le problème de la surpopulation humaine, et c’est un défenseur du loup !

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La blogueuse au bois dormant…

Quelques lignes pour confirmer que, oui, je ne suis plus guère présente sur le blog, ni sur Babelio d’ailleurs. De nouvelles responsabilités au boulot, un bénévolat associatif qui mange le reste du temps et voilà !

Je continue à lire, certes à un rythme beaucoup moins soutenu, mais je lis. Moins de fiction, plus d’essais sur la nature et l’écologie, et j’ai lu pas mal de pépites, croyez-moi.

Le hic, c’est que je ne trouve pas le temps de rédiger une chronique. Je pourrais bâcler, ou écrire 4 lignes, mais quel intérêt ? Alors tant pis, je m’en vais me déculpabiliser et je me dis que, peut-être, cet été, je pourrais enfin souffler. L’espoir fait vivre dit-on…

Je vous dis donc à bientôt.

 

Edit du 30 mai 2018 : A la demande de Keisha, voici la liste (ou tout au moins tout ce dont je parviens à me rappeler ! ) de mes dernières lectures :

  • le dernier Craig Johnson
  • les affligés de Chris Wormsley
  • Les 6 tomes de l’Assassin royal
  • Tobie Lolness, les 2 volumes
  • le loup un nouveau défi français
  • la sixième extinction (prix pulitzer)
  • notre poison quotidien de marie-monique robin
  • la troisième balle de leo perutz
  • insolente veggie : mort à la viande
  • des fleurs pour Algernon (dépressifs s’abstenir !!)
  • une vie de loup de philippe Huet
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Brutus de Bernard Clavel

Il se passe beaucoup de choses depuis quelques temps. On pense que c’est trop lent, que c’est encore imperceptible, mais le changement est là, durablement ancré malgré la résistance pathétique de l’adversaire… Je le vois dans le nombre croissant de végans ou de végétariens que je rencontre, y compris dans ma zone rurale, je le vois dans l’indignation d’un grand nombre, soulevée par une maltraitance sur un animal, un tir de corbeaux, une chasse à courre ou… une corrida. Comme quelques manifestations sont prévues courant mai, je me suis demandée comment je pouvais apporter ma petite pierre à l’édifice avec mon blog.  Et je me suis souvenue de Brutus…

Ce beau roman nous entraîne sous le règne de Marc-Aurèle, au temps des splendeurs de l’empire romain. Bernard Clavel en profite pour nous remettre en mémoire, avec un grand souci du détail, les tortures raffinées que les Romains faisaient subir aux chrétiens. La splendeur est donc toute relative…
Mais le contexte historique est juste une toile de fond. C’est avant tout une belle histoire d’amitié, entre des hommes, mais surtout entre le jeune mousse Florent et le beau taureau camarguais, Brutus.
L’essentiel du récit se passe sur le Rhône, personnage central du roman (et aux descriptions, on sent combien Clavel aimait ce fleuve) et à Lungdanum, où se situent les arènes qui accueilleront Brutus.
car le taureau, hélas, est destiné aux jeux romains où les chrétiens sont livrés aux bêtes fauves.

On y croise des personnages au grand coeur, difficiles à oublier, Vitalis, le patron de la barge, et son second, Novellis, et puis le colosse, Verpati. Un petit groupe d’hommes et de femmes soudés, véritablement emmenés par ce magnifique taureau qui n’aspire qu’à retrouver la liberté et les vertes prairies. Mais l’histoire n’est pas bien gaie tout de même.

Roman de la foi, dans lequel Clavel rend hommage aux martyrs chrétiens, aux bêtes, aux mariniers et au fleuve Rhône, Brutus constitue un beau croisement entre Quo Vadis et les romans du terroir.
D’une écriture simple et émouvante, l’écrivain raconte la cruauté et la haine, qui poussent les hommes et les bêtes à s’entretuer, mais aussi l’amitié et la fraternité. J’ai beaucoup aimé ce livre,et j’en garde un souvenir ému même si les scènes de torture sont assez difficiles à lire.

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Les sculptures en papier de Chie Hitotsuyama

Le travail de cette artiste japonaise est tout simplement bluffant ! De la beauté et de l’émerveillement à l’état pur… Tout est réalisé à la main à partir de bandes de papier journal !

 

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Tout sur l’ours de François Moutou et Carole Xénard

En voilà une excellente idée pour présenter les espèces d’ours aux enfants ! Des véritables informations scientifiques pour appréhender la grande famille des ours sont distillées avec beaucoup d’humour, tant dans le texte (de François Moutou) que dans les dessins (de Carole Xénard), et devraient plaire aussi bien aux petits qu’aux grands. C’est réellement une chouette introduction à la biologie et au comportement des ours. Le petit plus, c’est le petit animal qui nous guide au fil des pages, en l’occurrence une marmotte, dont les commentaires sont vraiment drôles. Cet aspect extrêmement ludique et les belles planches  devraient certainement captiver même les enfants les moins intéressés, d’autant que les pages réservées aux ours célèbres (de Paddington à Winnie en passant par Baloo ou encore l’ours de JJ Annaud) peuvent constituer le lien ou le petit clin d’oeil nécessaire pour que l’enfant s’approprie réellement l’ours-animal.

Néanmoins, j’adresserais tout de même quelques petits reproches, aussi bien à l’auteur qu’à l’éditeur. En 60 pages je pense qu’il a fallu faire des choix, hélas. Si l’ours brun est bien représenté, ses cousins, notamment asiatiques, ont la part congrue, ce qui est bien dommage car ce sont des espèces d’ours relativement méconnues, une injustice que cet album ne peut réparer. Enfin, et à mon grand regret, on aurait pu donner une place plus large aux menaces qui pèsent sur les ours. Sont évoqués le sort de l’ours des Pyrénées et les fermes à ours en Asie (pour l’exploitation de la bile). Il n’aurait pas été superflu d’évoquer l’ours polaire menacé par le changement climatique, ou le sort des petites espèces asiatiques, qui doivent faire face à la fois au braconnage et à la déforestation. Face au déclin dramatique de la biodiversité, il me semble nécessaire d’alerter le jeune public des menaces que nous, humains, faisons peser sur les autres animaux…

 

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A vol d’oiseau de Craig Johnson

Les cheyennes sont à l’honneur dans ce huitième opus de la série Longmire (c’est d’ailleurs le seul véritable intérêt de ce nouvel opus), et forcément, ça c’est chouette, et les femmes sont très présentes, et ça, c’est un peu moins bien ! La petite nouvelle, dont le caractère bien trempé évoque immanquablement celui de Vic, l’ajointe au langage de charretier, est dotée d’une personnalité pour le moins agaçante. Lolo Long est la nouvelle (jeune et belle) chef de la police tribale, bien décidée à se montrer plus hargneuse que ses collègues masculins, sans doute pour se frayer un chemin sûr dans cette rude communauté. C’est louable sans doute, mais il n’en reste pas moins que son insolence envers Walt est extrêmement choquante ! Ajoutons la fille chérie de Longmire, tout occupée à trouver le lieu de mariage idéal (son père ayant plus ou moins saboté cette mission sacrée) et la trop séduisante mère de Vic, et vous aurez un bon aperçu  de l’atmosphère générale ! L’histoire du meurtre est à peine suffisamment intéressante pour poursuivre la lecture (excusez-moi mais les histoires de jupons de ce bon vieux shérif ont le don de m’ennuyer, mais à un point…) mais fort heureusement, j’ai pris plaisir à retrouver, comme d’habitude, la Nation Cheyenne et une ancienne connaissance, dont la personnalité aurait mérité d’être davantage creusée, l’agent du FBI, Cliff Cly. Au-delà des relations pas toujours bien palpitantes entre les personnages de la saga, on apprend une foule de choses, pas réellement réjouissantes, sur la vie dans la réserve, un parti pris tout à l’honneur de Craig Johnson. Sans surprises, on dira que c’est le roman que j’ai le moins aimé de la saga Longmire mais je fais confiance à l’auteur pour m’emmener sur une autre voie la prochaine fois…

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Terre Mère de Jean Malaurie

Jean Malaurie, ethnologue et explorateur, est l’auteur d’un ouvrage essentiel (parmi d’autres) : les derniers rois de Thulé. J’ai bien envie de classer aussi ce court essai, qui est en fait un texte extrait de son discours rédigé à l’occasion de sa nomination d’Ambassadeur de l’Arctique en 2007, parmi les écrits essentiels de notre début de siècle. Loin du texte sec et scientifique que l’on pourrait attendre d’un tel auteur, cet extrait est au contraire plein des émotions et des souvenirs de Malaurie, lesquels le poussent à lancer son cri d’alarme pour notre planète, à travers son combat pour les peuples autochtones du Nord. Un de plus direz-vous.

Mais ce récit poétique et engagé est celui d’un homme passionné par sa cause et terriblement lucide qui fait cet effroyable constat : « Nous sommes des veilleurs de nuit face à une mondialisation sauvage, à un développement désordonné. Si nous n’y prenons pas garde, ce sera un développement dévastateur. La Terre souffre. Notre Terre Mère ne souffre que trop. Elle se vengera. Et déjà les signes sont annoncés ».

La prose est belle, le combat est juste. Ce ne sont pas les propos d’un « écolo illuminé » ou d’un doux rêveur, mais d’un scientifique et écrivain accompli qui assiste impuissant à la disparition d’un monde, au milieu d’une indifférence quasi générale dont nous sommes tous responsables, nous Occidentaux. Puissent ces paroles atteindre ceux qui pensent encore que le sort de l’homme et la l’état de la planète sont dissociables…

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Loin de la foule déchaînée de Thomas Hardy

Ma première incursion dans l’oeuvre de Thomas Hardy fut plutôt mélancolique, je dois bien l’avouer. Il s’agissait de Tess d’Uberville, une lecture imposée à la fac qui plus est. Est-ce à dire que j’aurai continué à ignorer indéfiniment cet écrivain anglais ? Probablement pas, et pour deux raisons : d’abord un avis plus qu’enthousiaste de Gwen21 sur Babelio et le visionnage de la belle adaptation de Thomas Vitenberg qui m’auront finalement convaincue de lire le roman.

Ai-je été aussi emballée que ma camarade blogueuse ? Et bien non, à mon grand désappointement.

Pourtant, le roman commençait bien. Il était une fois une belle jeune fille, nommée Batsheba Everdene, qui hérite d’une grosse ferme quelque part dans un coin d’Angleterre. Loin d’être rebutée par l’ampleur de la tâche, la demoiselle s’efforce de relever le défi : elle participe aux travaux, négocie sur les marchés, fait chaque soir, bravement, le tour de son domaine pour veiller au bien-être de chacun… Bref, une figure féminine comme j’aimerais en croiser plus souvent au détour d’un roman anglais du XIXème. Comme elle est belle, un premier prétendant fait son apparition au bout de quelques pages, qu’elle repousse. La demoiselle est non seulement courageuse, mais elle a du caractère, voilà qui me plait encore davantage. Je n’ai pu cependant m’empêcher d’éprouver un peu de regret devant ce premier épisode romanesque qui tourne court, car le malheureux fermier éconduit, Gabriel Oak, est pourtant digne d’intérêt et même plus que ça. Mais tant pis, Batsheba est volontaire et décidée à se passer d’un homme, et une telle détermination me faisait bien plaisir.

Mais ai-je dit qu’elle était jeune et belle ? Oui, je l’ai dit. C’est important de le souligner car après Gabriel Oak, deux autres hommes vont tomber raide dingue de notre délicieuse fermière. C’est un peu comme une épidémie qui se répand, mais je me dis que les belles jeunes filles à la tête d’un domaine dans la campagne profonde ne devaient pas être légion, et que, par conséquent, c’était peut-être normal d’assister à cette ruée de prétendants. Sauf que c’est à partir de ce moment là que l’histoire se gâte à mes yeux. Batsheba devient tout d’un coup gamine, inconséquente, coquette, voire même ingrate. Adieu sagesse, détermination et self-control. La voilà devenue plutôt cruche et toute prête à se jeter sur un bellâtre… Ah le prestige de l’uniforme… Car figurez-vous que j’ai irrésistiblement pensé à Lydia et son capitaine Wickham, d’Orgueil et préjugés. Oui, la comparaison n’est pas flatteuse pour notre héroïne…

 

Que dire alors des personnages masculins ? Et bien les portraits ne sont guère reluisants : l’un est un jeune coq briseur de coeurs qu’aucune femme sensée n’aurait daigné aimer (Jane Austen, reviens !!!), l’autre n’a pas toute sa tête (il y a du Hamlet chez cet homme, je vous le dis…), et une partie du malheur qui s’abat sur chacun des deux amoureux est dû à notre jeune écervelée…

Voilà, ma déception était donc inévitable. Mais qu’on se rassure, j’ai quand même pris du plaisir à lire ce bon roman. La plume de Hardy qui ressuscite ce pan de l’Angleterre d’une manière tellement juste et empreinte de poésie, qui rend hommage à la vie de ces paysans, à la nature et aux bêtes, justifiait à elle seule la lecture. Et je remercie ce grand écrivain, non pas pour avoir créé le personnage de Batsheba, qui m’a laissée de marbre et m’a bien déçue, mais plutôt pour avoir donné vie à un magnifique portrait d’homme, Gabriel Oak, pour moi le seul véritable héros du roman. Le gars que beaucoup de femmes rêvent de rencontrer je pense…

En définitive, si vous voulez faire connaissance avec des femmes fortes, qui ont du piquant et du caractère, mais qui ont aussi une belle sensibilité et une dose de romantisme, rabattez-vous sur La bienfaitrice d’Elisabeth Von Arnim, Nord et sud d’Elisabeth Gaskell, Beaucoup de bruit pour rien du grand Will, car le personnage de Beatrice figure parmi mes favoris ou tout simplement sur Autant en emporte le vent. Car en terme de femme indépendante et volontaire, personne n’a jamais fait mieux que Scarlett O’Hara…

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Super engagé de Dan Mathews

Merci à Babelio pour ce masse critique qui m’a permis de découvrir un chouette livre. Même si le thème m’intéressait, j’étais tout de même un peu sceptique quant à la forme et au contenu. Je ne connais pas grand-chose des actions de PETA France, mais la maison-mère américaine est la spécialiste des actions tape-à-l’oeil reprises dans les tabloïds pour deux raisons : soit l’action est soutenue par une personnalité du show-biz ou un people, soit l’action est dirigée contre l’un deux; En tous les cas, cela draine l’attention des médias et de l’opinion publique.

La plupart d’entre vous vont spontanément citer Pamela Anderson, l’ex-plantureuse sirène d’Alerte à Malibu, qui soutient la cause depuis des années et qui est sujette à pas mal de moqueries, soyons honnête, mais si je vous dis que pas mal de pointures du rock ou de la pop, au hasard Pink pour n’en citer qu’une, et des actrices ou acteurs de la trempe d’Alec Baldwin, ou James Cromwell, ou encore Liev Schreiber, appuient tout aussi régulièrement PETA, on se dit que cette association n’est peut-être pas aussi farfelue qu’elle le parait.

L’auteur de ce bouquin est aujourd’hui vice-président, mais il démarré sa carrière en étant à l’accueil, il y a bien des années, et a gravi les échelons au fil de ses actions et coup d’éclats, de ses amitiés aussi dans le show-business. D’un naturel optimiste et farceur, ouvertement gay mais pas excentrique, opiniâtre et déterminé, jamais à court d’idées désopilantes pour informer le grand public, et le sensibiliser à la cause animale, Dan Matthews est finalement une personnalité attachante.

Son récit est donc aussi bien parsemé d’anecdotes personnelles – peut-être pas toujours palpitantes-  que d’exemples célèbres d’actions militantes (sa rencontre avec Nina Hagen ou son  court passage dans un hôpital parisien sont à peine croyables !). A la lecture du livre, on comprend mieux pourquoi ce séduisant quinquagénaire ne sombre pas dans une déprime chronique : certes, il est le témoin direct de pratiques révoltantes ou visionne régulièrement des horreurs faites sur les animaux (industrie de la fourrure, expérimentations sur des singes…), qu’il entend toujours dénoncer publiquement à grand renfort de mises en scènes médiatisées, mais il est aussi capable  d’apprécier chaque instant ou chaque opportunité sans lien avec la cause. Comme quoi, on peut être un activiste joyeux et décomplexé.

Ce que je retiendrai de ces mémoires, c’est que ce gars est issu d’un milieu très modeste, dans un coin d’Amérique où la tolérance n’est pas ce qui est le plus flagrant, a eu de la compassion pour les bêtes très jeune, comme une évidence. J’ai apprécié également cette approche typiquement américaine pour une association, de se choisir un segment encore non occupé et de se développer de manière très professionnelle, avec du marketing, des stratégies. Comme on dit, il faut combattre avec les mêmes armes que l’adversaire ! Voilà, plutôt une bonne surprise car il y a pas mal d’anecdotes qui m’ont fait rire malgré la gravité du sujet, et c’est une lecture qui peut même redonner du peps aux militants de la cause animale fatigués et défaitistes (et je ne les critique pas, loin de là).

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