Adieu Luis Sepulveda

Comme il est ironique et douloureux de penser qu’un virus, très certainement né de nos mauvais penchants, de notre mépris sans bornes pour toutes les autres créatures vivantes, de nos saccages répétés de la Nature, est la cause du décès d’un écrivain si sensible au sort des animaux et de la nature.

Adieu M. Sepulveda…

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le chat et la mouette

mapuche    le monde du bout du monde

 

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Le prestige de Christpher Priest

Are you watching closely ?

 

A la fin du 19ème siècle à Londres, deux magiciens, Rupert Angier et Alfred Borden, se livrent à un terrible duel. Leur rivalité nait d’un accident, un terrible malentendu et au fil des années, les deux hommes n’auront d’autre but que de se nuire mutuellement. Dévorés par l’ambition et l’orgueil, les deux magiciens s’efforcent d’accéder au sommet de leur art en créant des tours de plus en plus élaborés, de plus en plus surprenants et originaux. le monde des magiciens est empli de dissimulations, de secrets, qui se répercutent également dans leur vie privée. La haine obsessionnelle qui unit les deux illusionnistes les conduit à des actes de plus en plus graves, jusqu’à commettre l’irréparable…
J’ai d’abord découvert le formidable film de Christopher Nolan.
La structure du film se cale sur les différentes étapes d’un tour de magie : the pledge, the turn et the prestige. le lien entre les deux hommes est assuré par le personnage de Michaël Caine, qui officie à la fois comme témoin et arbitre. le scientifique Tesla est interprété par un David Bowie étonnant, son assistant lui, est incarné par un Andy Serkis très sobre et très juste. Nolan a préféré supprimé la partie contemporaine du roman, à savoir la rencontre entre les descendants, de nos jours, pour se concentrer uniquement sur les deux magiciens. Ce n’est pas plus mal, car l’histoire de cette rivalité se suffit à elle-même. Cela a amené le réalisateur, forcément, à modifier la fin de l’histoire. Et j’avoue que je préfère la fin du film plutôt que celle du roman.
Le spectateur ou lecteur se retrouve forcément berné, à naviguer ainsi entre doubles, faux-semblants, apparitions et faux décès… Tout n’est qu’illusion, tout est histoire de perspective. Les deux magiciens (remarquablement interprétés par Hugh Jackman et Christian Bale) sont tenaillés par le même désir, celui de régner en maître dans le monde de la magie. Pour atteindre le but suprême, ils n’hésitent pas à sacrifier ceux qu’ils aiment et à perdre leur propre intégrité, c’est le cas d’Angier surtout. C’est en cela que leur rivalité est si poignante.
Le roman quant à lui est un récit à quatre voix. L’arrière-petit-fils de Borden est un journaliste enquêtant sur les phénomènes paranormaux (le tout début du roman est d’ailleurs un clin d’oeil à tout ce qui relie les personnages) et qui va rencontrer Kate Angier, l’arrière-petite-fille de Rupert, détentrice d’un lourd secret. le roman se partage ensuite entre deux journaux intimes, celui d’Alfred et celui de Rupert, si bien que nous avons les mêmes événements perçus et donc rapportés par deux personnes différentes. Chacun des deux magiciens est de bonne foi, aucun des deux n’est un homme foncièrement mauvais, voilà pourquoi il est bien difficile de prendre parti. D’ailleurs, on est loin d’avoir toutes les explications, les deux magiciens jaloux de leurs secrets, ne se dévoilent pas entièrement dans leurs journaux. Mais la pirouette de fin m’a passablement dérangée. Je trouve qu’elle ne colle pas avec le reste de l’histoire par ailleurs formidable. La fin du film me semble plus logique, si on peut parler de logique avec un tel sujet…
La fin du livre occasionne quelques sueurs froides, une conclusion digne d’un roman d’épouvante, alors que je préfère la tristesse qui émane des dernières images du film, renforcée par la très belle chanson de Thom Yorke qui accompagne le générique final, et pour laquelle j’ai complètement craqué.
Néanmoins, le roman absolument incroyable figure désormais parmi mes préférés.

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La Passe-miroir : la tempête des échos de Christelle Dabos

Que dire sur l’ultime épisode qui clôt une saga qui aura emporté mon imagination et m’aura offert un coup de coeur littéraire incontestable depuis Les fiancés de l’hiver et ma première rencontre avec Thorn, Ophélie, Archibald et Bérénilde. De cette excellente série, je retiens la découverte d’un mode riche, coloré et incroyablement poétique qui a eu le pouvoir de me transporter hors de ma vie quotidienne le temps d’une lecture. C’est donc avec autant d’impatience que d’appréhension que j’attendais la sortie de cet ultime volet, bouquet final d’un joli feu d’artifice créé par une jeune auteure entrée sans préambule dans la cour des grands. Hélas, mes attentes étaient sans doutes trop grandes et ma déception fut réelle avec le 4ème tome, même si je l’ai aimé en grande partie et que certaines trouvailles sont réellement bluffantes.

Sans remettre en cause le talent de Christelle Dabos et la puissance de son imagination, je regrette profondément certains choix et parti-pris qui ont suscité lors de ma lecture des moments d’ennui et un sentiment de frustration, je l’avoue. Enfin, l’intrigue se dénoue et le lecteur finit par comprendre le lien entre les échos, l’effondrement des arches, Eulalie Dilleux et l’Autre qu’Ophélie et Thorn poursuivent depuis l’Arche de Babel, le 3ème tome. Ce dénouement m’a paru incroyablement confus et tiré par les cheveux, il m’a semblé en fait que Christelle Dabos a complexifié son intrigue à outrance, donnant assez brusquement une dimension philosophico-religieuse disproportionnée aux aventures de notre Liseuse. Qui plus est, l’arche de Babel est le monde que j’ai le moins préféré de toute la saga, et m’y retrouver à nouveau coincée dans ce dernier tome ne m’a pas enthousiasmée plus que ça.

Pire encore, j’ai été affreusement déçue du sort réservé à des personnages auxquels je m’étais attachée et qui sont juste survolés, voire abandonnés dans ce livre : je pense évidemment à Archibald (comme je regrette son rôle de faire-valoir…), Bérénilde, la tante Roseline, Gaëlle et Renard. Cantonnés aux seconds rôles, certains vont connaître une fin tragique, d’autres ne seront qu’effleurés pour servir l’intrigue. Et que dire que de la petite Victoire, dont la place aurait pu être centrale, à la personnalité intrigante et au potentiel plus qu’intéressant ? Et bien pas grand-chose justement, car elle demeure largement inexploitée elle aussi.

Enfin, j’en terminerai avec nos deux drôles d’amoureux, Ophélie et Thorn. Là encore, la fin (et sans vouloir rien dévoiler) est une cruelle déception. Oui, je sais, c’est la mode une fin ouverte, le lecteur imagine ce qu’il veut… Moi je dis que c’est procédé pour auteur timide ou paresseux. Ou bien est-ce rebutant à ce point les happy end ? trop convenus , trop faciles ? Mais moi je les aime les happy end, je les veux ! Bref, aucune satisfaction de ce côté là non plus, je confesse donc que La tempête des échos fut, à mon grand regret, une lecture globalement plutôt laborieuse.

J’ai une pensée pour Christelle Dabos tout de même, je sais bien que chaque lectrice ou presque avait en tête sa fin idéale. J’imagine aussi la pression de l’éditeur aussi bien que des lecteurs pour clore en beauté une saga qui s’est très bien vendue. Et en même temps, j’imagine bien que l’auteure a dû ou su résister à la tentation de faire plaisir à tout le monde, en écrivant son livre, celui qu’elle voulait créer, pas celui dont ses lecteurs rêvaient. Cela ne doit pas être évident de concilier tous ces désirs. Voilà, cela ne m’empêchera pas de suivre son travail, l’après Passe-miroir, car elle mérite largement de figurer parmi les valeurs sûres de la fantasy.

 

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Agent double de Daniel O’Malley

J’avais eu un coup de coeur pour le premier volume des aventures de la Checquy, cette agence britannique spécialisée dans les phénomènes surnaturels, et c’est donc avec un enthousiasme quasi délirant que je me suis précipitée sur la suite. Si ce second tome tient toutes ses promesses, j’avoue avoir eu un peu de mal à entrer dans l’histoire au cours des 100 premières pages. La raison tient en un mot : les Greffeurs. Cette abominable société secrète belge m’avait passablement écoeurée dans le premier volet, la voilà au centre de l’intrigue dans agent double. Beurk ! Fort heureusement, l’auteur, toujours aussi timbré, ne s’attarde pas plus que nécessaire (enfin, tout est relatif…) sur ces dégoûtantes expériences. Ceci dit, le lecteur n’est pas pas pour autant épargné par les créatures répugnantes, ça non. Ayez le coeur bien accroché !

Si la Tour Myfanwy  Thomas est toujours aux commandes, c’est un improbable duo d’héroïnes qui occupe le devant de la scène (vous noterez que les femmes sont à l’honneur chez Daniel O’ Malley). Tout d’abord, Félicity, Pion de son état et sorte de James Bond au féminin, et Odette, adolescente Greffeuse, adepte des bains de beauté pour le moins inhabituels… Pendant que la Checquy et les Greffeurs tentent un rapprochement diplomatique, le très méchant de l’histoire essaie de faire capoter cette tentative de paix et il faudra toute l’intelligence de ces agents très spéciaux pour stopper le massacre.

Pas de mauvaise surprise dans cette suite, le lecteur aura droit à son quota d’action, de rebondissements, de révélations en tous genres, d’humour so brittish mais aussi de scènes un peu gore quand même, et d’intrigues particulièrement tordues sorties de l’imagination délirante de M. O’Malley. Le résultat fut donc à la hauteur de mes espérances, un excellent moment de lecture, un roman drôle et original, avec un arrière-goût de revenez-y.

 

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Un éléphant dans ma cuisine de Françoise Malby-Anthony

 

Je suis le travail de Lawrence Anthony depuis son premier livre, l’incroyable sauvetage du zoo de Bagdad. Cet écologiste convaincu a fait de son domaine sud-africain, Thula Thula, une réserve pour animaux sauvages où les éléphants ont la place d’honneur (souvenez-vous de ces éléphants traumatisés qui ont bien failli être abattus par l’Administration). Après le décès tragique de Lawrence en 2012, son épouse française a repris les rennes de la réserve sans grande expérience dans la gestion de la faune (elle s’occupait de la partie gîtes et tourisme) mais avec l’aide des membres du staff déterminés à poursuivre l’oeuvre de Lawrence Anthony. Ce récit aurait pu se borner à cet aspect de la gestion d’une réserve, ce qui représente déjà une lourde tâche. Surveiller la réserve, veiller au bien-être de la faune sauvage, accueillir les touristes, trouver des fonds… mais cela aurait été un soupçon ennuyeux. Et pour reprendre les préoccupations de son époux décédé, notre exilée volontaire choisit de mettre en lumière le plus grand péril qui touche les réserves sud-africaines (et des pays voisins d’ailleurs) : le braconnage.

Françoise Anthony se met en tête de dédier une partie de la réserve à une structure d’accueil des bébés orphelins dont les parents, qu’ils soient éléphants, rhinos ou même hippopotames, ont été tués pour leur ivoire. Nous connaissons tous l’existence du braconnage en Afrique, cela a été largement médiatisé dans les articles des journaux, par les ONG et même à la télévision. Nous connaissons les faits bruts et les données chiffrées, et même les images sanglantes de ces corps des grand mammifères mutilés pour leurs dents, cornes ou défenses. Mais cet ouvrage nous place à la hauteur de ces jeunes animaux terrifiés et traumatisés dont la mère ou le troupeau au grand complet a été massacré. Et cela change tout.

J’avoue avoir serré les dents plus d’une fois à la lecture de poignant témoignage. Hommes, femmes, chiens (et oui ! ), jeunes bénévoles ou femmes des tribus locales, jouent les nounous et se relaient au chevet de ces bébés traumatisés qui font des cauchemars, refusent de manger,  jouer ou courir, et pour qui tout bipède constitue une menace réelle. C’est à la fois terriblement émouvant et effroyablement tragique de découvrir qu’il faut dormir à côté d’un éléphanteau la nuit pour qu’il cesse de « pleurer » dans son sommeil, de remonter le moral d’un rhino pour qu’il accepte de lutter contre une infection qui menace sa vie. Chaque animal a vécu un drame, et le personnel de la réserve tente d’en en effacer les traces pour permettre à l’animal de retrouver à terme une vie « normale » dans la nature, pour les plus chanceux en tout cas. Car parfois, il arrive aussi que malgré les soins et la volonté des bénévoles, le bébé traumatisé finit par mourir.

Tout aussi effrayant est le constat fait par Françoise Anthony : malgré les clôtures et les gardes armés (trop peu nombreux), les braconniers s’introduisent régulièrement dans les réserves (trop vastes pour être surveillées efficacement) et tuent impitoyablement toute bête susceptible de rapporter un peu d’argent. Lourdement armés et utilisant des drones, les braconniers n’hésitent plus à agresser les personnels des réserves et les articles de journaux relatent hélas trop souvent les cas de d’éco-gardes assassinés pour avoir défendu un animal.

Tout ceci n’est pas bien gai, je sais, mais comme beaucoup d’écologistes et d’amis des animaux, Françoise Anthony garde espoir et continue d’apporter des améliorations à son centre : création d’une infirmerie, installation de différents enclos d’adaptation, etc. Je crois sincèrement que ce sont des gens comme elle qui retardent  l’échéance de l’extinction de nos grands mammifères.

 

 

 

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Insolente veggie : mort à la viande ! de Rosa B

J’ai découvert Rosa B, il y a quelques temps déjà, sur son blog drôle et irrévérencieux où elle milite de manière ludique et efficace pour le véganisme. Et il y a quelques mois, j’ai opté pour l’achat d’un premier volume, plus sûr que la lecture sur internet, ma connexion étant soumise aux caprices d’Orange comme aux aléas climatiques dans mon coin de campagne.

La préface est signée Martin Page (dont je voudrais lire « les animaux ne sont pas comestibles »).

Rosa B croque des situations que tout végétarien ou végan a connu au moins une fois dans sa vie (en vérité, une centaine de fois dans sa vie), et illustre ses propres réflexions sur la difficulté de convaincre le reste du monde que les animaux souffrent et pourtant aiment vivre eux aussi et qu’ils ne sont pas venue au monde juste pour être mangés. C’est toujours difficile de combattre les idées reçues quel que soit le sujet : les végans sont de constitution faible et sont carencés, les éleveurs aiment leurs animaux (même s’ils les laissent dans des prés sans haies et sans abris l’hiver…), on serait bien obligés de manger de la viande si on était sur une île déserte (l’argument le plus stupide que je continue à entendre, hélas…), ou bien, le must en ce moment : oui mais les légumes et les végétaux souffrent aussi. Et toc !  On est tous le prédateur de quelqu’un en somme 🙂

Je crois que ma scène préférée, c’est l’invitation à déjeuner chez une ancienne connaissance. Dans l’esprit des gens non-végans, ne pas manger d’animaux signifie aussi manger sans gluten et bio – ce qui peut être le cas de certains végans en effet – mais cela et cela devient donc un casse-tête de cuisiner pour un être aussi anormal ! Une frite est-elle un légume ? une saucisse bio, c’est ok pour un végétarien ? Et autres questionnements du même acabit. Pour chacune de ces questions, Rosa B a une réponse ou un argument, pas de panique !

C’est l’un des ouvrages que je recommanderai à des personnes qui veulent changer de régime alimentaire, qui n’osent pas encore franchir le pas, ou qui se sentent un peu « honteux » de penser d’abord au bien-être des animaux plutôt qu’au contenu de son assiette, parce que sous leur vérité toute crue, ces vignettes n’ont pas d’autre but que d’éclairer le lecteur avec humour sur la terrible condition animale.

 

 

 

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Mon séjour dans les îles anglo-normandes

Je suis partie à la mi-septembre 2018 et je n’avais pas encore trouvé le temps de poster un petit compte rendu… mieux vaut tard que jamais comme on dit ! Cela faisait longtemps que je voulais découvrir Jersey et Guernesey, l’occasion s’est présentée l’année dernière, et même si le budget était serré, j’en ai profité. Quel plaisir de retrouver un rythme de vie tranquille et d’être à proximité de l’océan… De plus, cette  année, heureusement (mais malheureusement pour le climat) le temps était suffisamment beau pour risquer une rando à vélo d’une semaine. Et oui, nous avions choisi cette formule, des vélos à assistance électrique parce que les côtes à l’intérieur des îles sont assez éprouvantes, et puis nous voulions être sûrs de pouvoir tout arpenter durant une courte semaine.

Nous sommes allés jusqu’à Saint-Malo (cité fortifiée élégante des plus plaisantes où l’on peut manger de très bonnes crèpes !) sous un soleil radieux (et baignade en prime !!!) pour prendre le ferry (toujours un chouette moment, deux heures de traversée à rêver devant le paysage) pour arriver à St Hélier où nous avions réservé un hôtel 3 * pour le premier jour et où était situé notre loueur de vélos, zebra cycles.

A St Hélier, je le dis tout net, j’ai été effarée par la circulation automobile ! je n’en suis toujours pas revenue d’avoir côtoyé autant de voitures !! Heureusement que la ville bénéficie d’un beau circuit extérieur pour les vélos, ce serait infernal sinon et il faut oublier le centre-ville, trop dangereux…

Premier arrêt de la journée dans une librairie, of course, très cosy à l’intérieur, Waterstones où j’ai acheté un roman à lire pour la semaine; Après moult hésitations, mon choix s’est porté sur coffin road de Peter May car cela s’apparentait à un éco-thriller où un scientifique tente de sauver les abeilles.

Ensuite nous avons fait connaissance avec nos machines (qui se sont révélées très pratiques et confortables, malgré le poids), c’était assez rigolo car chaque vélo était affublé d’un prénom féminin, et en route pour l’aventure !

J’ai un peu oublié hélas, le nom des bourgades et des lieux, impossible de remettre la main sur mes notes, tant pis. Je me contenterai de dire que ce fut un séjour vivifiant (température idéale, un peu de vent) et apaisant. J’ai eu (et j’ai toujours) une année professionnelle plutôt éprouvante (nouvelles responsabilités, heures supp, gros stress…) et une grosse fatigue s’installant au fil des mois (symptômes du burn-out, après réflexion…), je craignais d’être épuisée après la première journée à vélo. Il n’en fut rien. J’ai mis un point d’honneur (mon petit défi perso à moi 🙂 à faire tous les circuits en mode physique, n’enclenchant la batterie que pour les grosses montées. A chaque fin de journée, une demi-heure de longueurs en piscine (choix judicieux d’avoir réservé des hôtels avec piscine, désertée par les clients à cette époque) et repas un peu trop copieux, mais toujours végétarien. L’autre bonne surprise de mon séjour. Même lorsque nous nous sommes arrêtés dans ce restau de fruits de mer réputé, en bord de mer, j’ai eu l’immense joie de pouvoir commander le menu spécial « veg » !

 

Ci-dessous : château de Mont Orgueil, prise un peu de travers… le vent sans doute 🙂

Les habitants prennent soin de leurs maisons et jardins, presque pas de déchets hors des poubelles, bref, des îles agréables à l’oeil. Je me suis prise à rêver devant certaines demeures, en me disant que j’y passerai bien ma retraite…

On y parle anglais partout mais nous avons rencontré beaucoup d’habitants ayant plaisir à pratiquer le français avec des touristes égarés ! En effet, il y a peu de rues et de panneaux, et certaines rues semblent faire tout le tour de l’île car elles gardent le même nom quel que soit le nombre de kilomètres que vous avalez. Curieux… Heureusement, le gros avantage des îles, c’est qu’on ne peut pas se perdre bien longtemps…

 

A Jersey, nous avons visité le museum qui  nous permet de découvrir de manière très précise l’intérieur d’une demeure de marchand du milieu du 19ème siècle, admirablement reconstitué, et complété par quelques scènes avec des hologrammes. Ce fut un intermède plaisant.

A Guernesey, j’ai voulu absolument contempler cette minuscule chapelle qu’on m’avait indiquée. Little Chapel est apparemment une réplique de la basilique de Lourdes, tout en coquillages et porcelaine. J’ai eu l’impression de visiter une maison de poupées !

En revanche, la maison de Victor Hugo était fermée pour travaux…

C’est avec une grosse pointe de regret que j’ai repris le ferry, je l’avoue. J’ai prévu d’y retourner en 2020, et découper différemment mon séjour pour pouvoir randonner une journée complète à Sercq et une autre à Aurigny que nous n’avons pas eu le temps de visiter. Mais je garde l’option vélo pour Guernesey où j’espère bien croiser Victor Hugo cette fois.

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Je vote pour le parti animaliste !

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Nous voulons des coquelicots !

Peut-être avez-vous lu dans la presse ou sur le web, l’appel des 100 pour l’interdiction de tous les pesticides, poétiquement appelé « nous voulons des coquelicots ». Ce mouvement dont Fabrice Nicolino est à l’origine se veut un mouvement citoyen, à l’image des marches pour le climat, s’inscrivant sur une durée de 2 ans pour faire plier les lobbies et le gouvernement qui continuent sciemment à nous empoisonner, nous, la terre, les animaux et les plantes.

J’ai décidé d’y participer, avec mes modestes moyens et de faire passer le mot, notamment sur ce blog. Merci d’avance à tous ceux et toutes celles qui nous rejoindront. La route sera longue et difficile, mais quelle noble cause, non  ?

La pétition à signer :

https://nousvoulonsdescoquelicots.org/

L’appel à volontaires :

Amis et visiteurs, attention, ceci n’est pas une pétition. Bien sûr, il vous faut signer cet Appel, qui est autant le vôtre que le nôtre, mais ce n’est qu’un tout petit début. Car l’Appel des coquelicots engage, vous engage à l’action. Nous rêvons d’un soulèvement pacifique de la société française qui seul permettra enfin de sortir du cauchemar des pesticides.

Vous le savez désormais, nous faisons fabriquer le symbole de notre aventure : un très beau coquelicot en tissu, avec un système d’attache qui permet de le porter à sa boutonnière. Vous allez l’acheter ici, massivement, mais après ? D’abord, nous cherchons des volontaires pour devenir des correspondants locaux ou régionaux de l’Appel. Ce ne sera pas du gâteau, soyons francs entre nous. Mais chaque mois que durera l’Appel – deux ans, soit 24 mois -, il y aura une récompense au bout. Le même jour et à la même heure, tous les porteurs de coquelicots se retrouveront sur les places des villes et villages où ils habitent. Pour se voir, se congratuler, s’embrasser et lancer ensemble de nouvelles actions.

On commence le vendredi 5 octobre à 18h30 et on recommencera chaque premier vendredi de chaque mois.

Au-delà,  nous espérons des milliers d’événements de toute taille et durée, individuels ou collectifs. En somme, un téléthon anti-pesticides au cours duquel les joueurs de belote d’Aurillac, les sages-femmes de Brest, les pompiers bénévoles de Lille et les véliplanchistes de Lacanau inventeront leurs propres histoires. Nous comptons beaucoup, énormément et passionnément sur l’immense énergie cachée de la société française.

Ce sont ces événements que vous allez organiser et que vous pouvez présenter ici.

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Manuel d’éco-résistance de Jean-François Noblet

Dois-je réellement présenter Jean-François Noblet ? Le gars qui a co-fondé la section Isère de la Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature (FRAPNA), a travaillé au conseil départemental de l’Isère et réalisé de belles actions (cantine bio, Interdiction des pesticides en bordure des routes, création d’une mare pédagogique dans 60 communes, et plein d’autres choses sympas) et surtout, auteur de nombreux bouquins dont celui sur la martre qui me l’a fait connaître. Noblet hein, pas la martre…

J’aime bien ses prises de position, son militantisme, et son humour. Or, dans son manuel édité chez Plume de carotte, on y retrouve tous ces ingrédients, en plus de dessins humoristiques signés Boucq ! En prime, un peu de sérieux ne fait pas de mal, Noblet nous fait un bref rappel de la législation sur chaque sujet abordé.

Comme Noblet l’écrit lui-même, il est anti-beaucoup de choses : chasse, pub, productivisme, vitesse, déchets et j’en passe. Il passe donc en revue plusieurs actions à la portée de tous, destinées à freiner voire empêcher des désagréments et destructions de la nature et les propose à la lumière de son expérience, car ce militant non violent n’est pas avare d’anecdotes et de souvenirs partagés, le tout saupoudré d’un humour bienvenu.

Alors peut-être que certains diront, quoi, être éco-résistant se limite à empêcher le passage d’une moto dans un chemin de terre ou courir après l’automobiliste qui vient de vider son cendrier par la fenêtre ? Cela peut prêter à sourire, et on peut se dire que Jean-François Noblet est un grand naïf… Mais si on réfléchit quelques minutes, pouvons-nous donner réellement des exemples de personnes qui commettent les mêmes actions autour de nous ? Nous-mêmes, que faisons-nous pour montrer qu’il existe une autre voie et que la destruction de la planète nous sera aussi fatale ? En d’autres termes, avant de vous moquer de Noblet, demandez-vous si vous iriez, vous aussi, apposer des autocollants têtes de mort sur des produits phyto en magasin ? Si vous seriez prêt à grimper sur un arbre pour empêcher son abattage ?  Est-ce vous interpellez un maire qui tolère des dépôts sauvages sur sa commune ?

Le grand mérite de ce livre c’est de montrer qu’aucune petite action n’est à rejeter, que l’on peut militer seul, avec trois fois rien mais en rigolant, et que mine de rien, afficher ainsi ses convictions demande du courage. Enfin, j’en terminerai avec ceci : M. Noblet a gagné mon respect sur deux autres points : c’est l’un des rares écolos à évoquer le problème de la surpopulation humaine, et c’est un défenseur du loup !

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